État-civil et sépultures militaires

Votre ancêtre est... né

Sans doute, mais les archives militaires peuvent vous en apporter la confirmation.
Les dossiers individuels, les matricules et les contrôles fournissent lieux et dates de naissance (pas toujours exacts pour la période la plus ancienne).
De plus, on trouve au SHD-Vincennes, dans la sous-série GR Xz État civil, de véritables registres d’état civil des naissances, couvrant :

  • GR Xz 2 à 5 : les enfants du personnel des armées napoléoniennes.
  • GR Xz 124 et 125 : les villes algériennes de Laghouat (1855-1862) et Skikda
  • (Philippeville) 1838-1848, alors sous administration militaire ; il s’agit donc de documents plus anciens que ceux que l’on trouvera aux ANOM.

Pour une période plus récente, il existe au SHD-Caen (sous-série AC 25P) des dossiers de naissance d’enfants de Français en Allemagne pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

 

Votre ancêtre s’est… marié

Les dossiers individuels contiennent des actes de mariage et, le cas échéant, des contrats de mariage. On peut également y trouver des demandes d’autorisation de mariage, des enquêtes de moralité sur la future épouse ainsi que des informations sur ses biens.

Dans l’armée de Terre, les autorisations de mariage peuvent être accordées par le ministre pour les officiers généraux ou par le général de corps d’armée pour les autres officiers.

Pour les hommes de troupe qui se sont mariés durant leur engagement, la mention du mariage apparaît également dans les contrôles.

Il existe par ailleurs quelques documents spécifiques :

  • Sont classés dans la sous série GR Xz concernant l’état civil aux armées, des registres de mariage (GR Xz 6-8) pour les armées napoléoniennes et (GR Xz 125), pour les villes de Laghouat (1858-1868) et Skikda (Philippeville) 1838-1848.
  • Dans les archives de la marine (MV CC8 17-21), on trouvera des mariages intervenus pendant la Seconde Guerre mondiale, en particulier dans les Forces navales françaises libres (FNFL).

Au SHD-Caen sont conservés les dossiers de mariage de Français en Allemagne (sous-série AC 26P).

 

Mémoire des hommes

Sur le site Internet géré par la DMPA, on trouvera la version numérisée des fichiers suivants, conservés au SHD Caen : morts pour la France en 1914-1918, fusillés de la première Guerre mondiale, militaires décédés en 1939-1945, fusillés du Mont Valérien, morts pour la France en Indochine, en Corée, en Afrique du Nord, militaires décédés sur les théâtres d'opérations extérieurs (1905-1962), militaires décédés en Opérations extérieures (1963 à nos jours).
On peut y trouver nom, prénoms, unité, date et lieu de naissance, ainsi que date, lieu et cause du décès.

 

Votre ancêtre est... mort

Dossiers individuels, matricules, contrôles, rôles d’équipage peuvent faire mention du décès. D’autres fonds peuvent également apporter des informations utiles.


SHD-Vincennes

Pour l’armée de Terre, la sous-série  GR Ya Archives administratives du département de la Guerre contient des registres de décès établis par les différents corps de troupes et formations sanitaires, pour le XVIIIe siècle jusqu’à la Révolution (GR Ya 451 à 495). L’équivalent après la Révolution, couvrant une grande partie du XIXe siècle, se trouve dans la sous-série GR Xz, articles 9 à 353. La collection n’est pas exhaustive. L’hôtel des Invalides a quant à lui laissé, dans la sous-sous-série GR 2Xy, des registres de décès de 1675 à 1899. L’état civil algérien conservé au SHD (GR Xz 125) couvre les décès de Laghouat (1855-1870) et Skikda (Philippeville) 1838-1848.

Pour la marine, l’administration a centralisé les actes de décès ou de disparition en service (sous-séries MV CC3 pour le XIXe siècle, puis MV CC8 pour 1914-1964). Elle établissait en outre des listes des tués et blessés lors des opérations (voir les sous-séries MV CC3 et MV BB4).
Les décès ou disparitions dans la marine de commerce, s’ils ont donné lieu à une enquête, peuvent (pour la période 1820- 1910) faire l’objet d’un dossier dans la sous-série MV CC4, articles 1363 à 1451 : état civil des gens de mer.


Pour l’armée de l’Air, la sous-série AI 7P est un fichier des morts de la Seconde Guerre mondiale, conservé à Vincennes. Signalons aussi, dans un fonds privé (AI 17Z), les dossiers herbier-Montagnon sur les aviateurs français ou alliés, morts ou disparus en 1939-1945. La sous-série AI 3P regroupe les dossiers individuels des militaires décédés en Indochine (1946-1954). Son répertoire sous forme de base de données est consultable sur le site Internet du SHD. Des registres (consultables sur microfilm, AI 1Mi 28) recensent les morts de l’armée de l’Air de 1942 à 1961.


SHD-Caen

Le SHD-Caen conserve une série très incomplète de dossiers individuels de personnes pour lesquelles a été demandée la mention « mort pour la France » créée par la loi du 17 avril 1916. Les dossiers contiennent des pièces relatives aux circonstances du décès, à la demande et à l’attribution de la mention.

On y trouve plus particulièrement :

  • Pour la Première Guerre mondiale (sous-série AC 36N), des dossiers de militaires réformés qui sont décédés des suites de maladies ou blessures contractées, ou non, en service.
  • Pour la Seconde Guerre mondiale (sous-série AC 21P), les dossiers suivants :
    • Militaires réformés décédés après les hostilités des suites de maladies ou blessures contractées au service.
    • Victimes civiles, certains concernant des civils étrangers tués en France.
    • Déportés, internés et résistants (constitués après-guerre par l’administration des anciens combattants, pour la régularisation de l’état civil de déportés, internés, résistants, requis du STO et travailleurs volontaires décédés ou disparus en Allemagne : ils contiennent des documents d’origine allemande ou française, recensant les étapes de la captivité de chacun).
    • Membres des chantiers de jeunesse.
    • Les dossiers de décès des « malgré nous » alsaciens et lorrains.
    • Les dossiers de décès des membres de la Légion des volontaires français.
    • Les dossiers de décès des militaires des forces alliées sur le sol français, qui étaient destinés à informer les autorités du pays d’origine. 

 

  • Pour la guerre d’Indochine (sous-série AC 33R), des dossiers de décès de :
    • Victimes françaises civiles et militaires (ca 1939-ca 1956).
    • Militaires indigènes morts au combat.

 

  • Pour la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie (sous-série AC 34 R) :
    • Civils et militaires décédés pour le maintien de l’ordre en AFN (Afrique française du Nord).

 

  • Pour les opérations extérieures (depuis la Corée et Suez) et les décès en service « hors guerre » (sous-série AC 35R) :
    • Militaires décédés.


Archives nationales

Enfin, durant la Première Guerre mondiale, des registres d’état civil sont tenus sur le terrain ainsi que par les ambulances et hôpitaux militaires, sur l’ensemble des théâtres d’opérations. Les derniers volumes sont clos, bien après la fin des hostilités, en 1927. Ces registres sont conservés par les Archives nationales, versements 19860726 et 19860727.

 

Votre ancêtre est... enterré

Pour la Seconde Guerre mondiale, le SHD-Caen conserve (sous-série AC 27P) :

  • Le fichier des victimes militaires françaises inhumées en France et à l’étranger.
  • Le fichier des victimes étrangères inhumées en France.

Le SHD à Vincennes conserve en outre le fonds privé Robardet (GR 1K 257), qui porte sur les sépultures militaires de 1939-1940 en Meurthe-et-Moselle, Moselle et Sarre.

Enfin, le site Internet du ministère de la Défense Sépultures de guerre permet de connaître le lieu d’inhumation des personnes décédées au cours des guerres de 1870-1871, 1914-1918, 1939-1945, Indochine et Afrique du Nord, enterrées dans les nécropoles nationales et les carrés militaires communaux. Comme le site Mémoire des hommes, il n’est pas exhaustif et il est encore appelé à évoluer.
 

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Dernière modification le 26/11/2019