Votre ancêtre... a été prisonnier de guerre français

La mention d’une capture par l’ennemi figure dans les dossiers individuels, les matricules, les contrôles et les rôles d’équipage.

En outre, pour l’armée de Terre au XIXe siècle (des guerres de la Révolution et de l’Empire jusqu’à celle de 1870), on trouvera des listes et quelques dossiers individuels dans la sous-série GR Yj Prisonniers de guerre français et étrangers, 1792-1874.

Pour les marins des guerres de la Révolution et de l’Empire, on trouvera des listes et des extraits mortuaires dans la sous-série MV FF2. Les prisonniers rapatriés à l’occasion de la paix de 1814 ont fait l’objet d’une fiche indiquant notamment le jour où ils ont été capturés et le bateau sur lequel ils naviguaient ; elle est à rechercher dans la sous-série MV CC7, avec les dossiers individuels.

À ces exceptions près, ce n’est qu’à partir de la Seconde Guerre mondiale qu’on trouve des dossiers spécifiques aux prisonniers de guerre, conservés par le SHD-Caen :

Fichier national des prisonniers de guerre, sous-série AC 40R

Constitué dès 1940, ce fichier a été alimenté pendant et après le conflit grâce aux informations recueillies lors des opérations de rapatriement.

Fichier « colonial »

C’est l’équivalent du fichier national pour les prisonniers originaires des anciennes colonies françaises. Les fiches sont classées par pays : Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, île de la Réunion, Indochine, Maroc, Madagascar, Sénégal, Soudan, Togo-Dahomey, Tunisie.

Fichier individuel original allemand (Personalkarten ou PK), sous-série AC 22P

Les fiches, établies par la Wehrmacht, sont de trois types :

  • Les PK I indiquent l’état civil et l’immatriculation du prisonnier et contiennent, parfois des données médicales ;
  • Les PK II mentionnent la situation des comptes personnels des prisonniers (sommes touchées et prélevées) ;
  • Les PK III renseignent sur les affectations des prisonniers dans les kommandos (ou antennes extérieures) dépendant des camps où ils se trouvaient, ainsi que les transferts entre camps.

Pour plus de détails sur ces fichiers et d’autres documents (listes...) conservés par le SHD-Caen, mais aussi par les Archives nationales, voir La Seconde Guerre mondiale. Guide des sources conservées en France, 1939-1945, Paris, 1994, p. 24 et 291-293. 

Le SHD-Caen conserve également, sur la guerre d’Indochine, des dossiers individuels des prisonniers de guerre provenant du Corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient (sous-série AC 33R).
Ces dossiers recensent les militaires français faits prisonniers par le Viêt-minh. On y trouve : rapport du chef de corps sur les circonstances de la capture, état signalétique et des services de l’intéressé, état nominatif de perte, avis de capture, avis de disparition, etc.
Enfin, pour tout prisonnier de guerre du XXe siècle, on peut s’adresser au Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Genève (voir la page Sélection d’adresses utiles).

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Dernière modification le 19/11/2019
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