Journal de marche du Groupe de liaisons aériennes militaires (GLAM) : 1942-1951

AI G 8363

La Section spéciale de liaisons aériennes (SSLA) est née en 1940, elle se transforme en Lignes aériennes militaires (LAM) en 1942. Sa vocation de transport de personnalités s’affirme à partir de 1943. Le Capitaine Cressaty prend les commandes de la section de liaison ministérielle et il créé le 1er octobre 1944 (instruction n°793 EMGA du 14 février 1945) le GLAM. Stationné à Villacoublay le GLAM a assuré le transport des personnalités politiques et militaires de la République française jusqu’en 1995. L’unité est effectivement dissoute le 19 juillet 1995.

Ce registre couvre la période de commandement du colonel Cressaty. Conçu comme une œuvre de prestige il n’a pas la rigueur des journaux de marches et opérations (JMO) officiels, mais il relate et illustre les faits marquants de la vie du Groupe. A côté du rappel des grands voyages et du transport des personnalités figurent la narration des évènements traditionnels (notamment les départs et arrivés du personnel), les petits incidents qui émaillent le vie quotidienne de l’unité et également les accidents graves qui l’endeuillent.

C’est ainsi qu’est relaté l’accident aérien du 28 novembre 1947 dans lequel le général Leclerc a trouvé la mort. Parti le 26 de Villacoublay pour Oran sur Mitchell B 25 avec l’équipage constitué du lieutenant Delluc (pilote), du lieutenant Pilleboue (navigateur), du sergent-chef Lamotte (radio) et de l’adjudant Guillou (mécanicien), le général voulu se rendre le 28 à Colomb-Béchar. L’avion fut pris dans une tempête de vent de sable qui l’obligea à voler à très basse altitude en suivant la voie ferrée. « Il heurte un talus, c’est la catastrophe ». Dans ce tragique accident ont également trouvé la mort les colonels Fieschi, Clémentin, Fouché, du Garreau de la Méchenie, le commandant Meyran, le capitaine de vaisseau de Fréchemont et le sous-lieutenant Miron de l’Epinay. Les corps furent rapatriés en France par le croiseur Emile Bertin.

Le dimanche 7 décembre « la dépouille du Général, hissée sur le char « Alsace » quitte les Invalides pour recevoir le suprême hommage, l’Arc de Triomphe ». Après l’office funèbre à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, « lentement, aux sons prenants de la Marche Funèbre, entre deux haies ferventes, le Général Philippe François Marie Leclerc de Hautecloque, entré vivant dans la légende, en passant par l’Histoire , rejoignit sa dernière demeure, le caveau des Gouverneurs à l’Hôtel des Invalides ».

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Dernière modification le 25/11/2019
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