L’oeuvre de Vauban

Sources manuscrites

Fonds Vauban des archives de Rosanbo

Ce fonds représente à proprement parler les archives personnelles de Vauban, qui au moment de sa mort se trouvaient en son hôtel de Paris et dans la citadelle de Lille, et dont ses filles héritèrent. Les microfilms en sont déposés aux Archives nationales (cotés 260 AP et 155 Mi pour les dossiers, 261 AP et 161 Mi pour la correspondance). Ils sont consultables sur autorisation du marquis de Rosanbo.

Archives du génie

Les archives anciennes du génie ont été réunies par le Dépôt des fortifications constitué en 1791, à partir des dossiers de l’ancien bureau des fortifications de la direction générale des fortifications puis du département de la Guerre, et des archives conservées dans certaines places. Les archives issues du dépôt des fortifications forment l’actuelle sous-série 1 V du cadre de classement du Service historique de la Défense.

Bibliothèque du génie

Le Dépôt des fortifications a également recueilli un certain nombre de manuscrits de Vauban, traités expédiés au roi, aux princes et aux ministres, recueils factices de sa Correspondance, écrits de ses collaborateurs, registres de la correspondance de Michel Le Peletier de Souzy comme directeur général des fortifications. Comme les archives du génie, les manuscrits de la Bibliothèque du Génie ont servi aux historiens qui ont entrepris de publier de larges extraits de la correspondance et des papiers de Vauban (colonel Augoyat, Albert de Rochas d’Aiglun, Bernard Pujo, Anne Blanchard). La bibliothèque du Génie forme à présent un des fonds de la bibliothèque du Service historique de la Défense. Les manuscrits de la bibliothèque sont décrits dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, bibliothèques de la guerre, Paris, 1911, p. 147-326).
On notera particulièrement :- « Mémoire pour servir d’instruction dans la conduite des sièges » par Vauban (F° 4).- « Traité des sièges et de l’attaque des places » par le maréchal de Vauban (F° 1). - « Traité de la défense des places » par M. le maréchal de Vauban, divisé en trois parties » (F° 8). - « Mémoires sur la fortification par M. Thomassin, ingénieur ordinaire du roy. Traité général de la fortification moderne fondé sur les principes et les méthodes de la fortification de M. le maréchal de Vauban », trois volumes, 1712 (4° 9).- « Le directeur des fortifications » (copie) (F°87, « Mémoire général sur les devis, marchés entreprises et entrepreneurs des fortifications des places de guerre du royaume », par Cormontaigne, 1749).- « Enregistrement des ordres, instructions et lettres concernant les fortifications, les ponts et chaussées, etc. (1670-1690) », 18 volumes (F° 205).- « Correspondance de M. Le Peletier de Souzy », tome I, 1691-1711 (F° 34).- « Correspondance de Vauban, 1667-1707 » (F° 31, 9 volumes et 5 suppléments).- Collection de mémoires de Vauban sur les places frontières et les camps retranchés, 1678-1706 (F° 11). « Collection de mémoires de Vauban, revêtement, chapes des voûtes et autres sujets », (F° 12).

Archives du ministère de la Guerre

La correspondance générale des secrétaires d’État de la guerre (sous-série A 1 du Service historique de la Défense) est une autre grande source, assez méconnue, de la vie et de l’œuvre de Vauban et de ses collaborateurs. On y trouve notamment les minutes des milliers de lettres expédiées par Louvois, Barbezieux et Chamillart à Vauban et aux ingénieurs relevant du département de la Guerre ainsi qu’un grand nombre de lettres adressées par ces derniers aux ministres successifs. Partiellement exploité lors de la constitution des volumes manuscrits de la Correspondance de Vauban, ce fonds n’a plus été exploré depuis par les historiens de la fortification.

 

Sources imprimées

Les principales sources imprimées de la vie de Vauban sont les extraits de sa correspondance publiés par Albert de Rochas d’Aiglun et le recueil des Oisivetés. Jamais publiées intégralement, les Oisivetés sont la mise en ordre d’une série de mémoires dont la composition s’étend sur une trentaine d’années, non le chant du cygne de l’ingénieur, comme on le croit trop souvent. Une publication intégrale est à venir par les soins d’une équipe dirigée par Mme Michèle Virol.

AUGOYAT (colonel Antoine-Marie), Abrégé des services du maréchal de Vauban fait par lui en 1703, Paris : Anselin-Laguionie, 1839.
AUGOYAT (colonel Antoine-Marie), Oisivetés de M. de Vauban, Paris : J. Corréard, 1843-1845.
BELIDOR (Bernard FOREST de), La Science des ingénieurs dans la conduite des travaux de fortification et d’architecture civile dédié au roi, chez Jombert, Paris, 1729. (Disponible en ligne sur Gallica).
CARNOT (Lazare), Éloge du maréchal de Vauban, discours de 1784 pour l’académie de Dijon, Dijon et Paris : A. Joubert, 1784. (Disponible en ligne sur Gallica).
CLEMENT Pierre (éd.), Lettres, instructions et mémoires de Colbert , tome V, « Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments », Paris : Imprimerie impériale, 1868. (Disponible en ligne sur Gallica).
QUINCY (marquis de), Histoire militaire du règne de Louis le Grand, roi de France, Paris : Denis Mariette, 1726. (Disponible en ligne sur Gallica).

 

Bibliographie

BARROS (Martin), SALAT (Nicole), SARMANT (Thierry), Vauban, l'intelligence du territoire, éd. Chaudun, 2007.
On trouvera dans cet ouvrage, publié en coédition avec le Service historique de la Défense, une bibliographie détaillée.

Dernière modification le 14/01/2020
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