Je recherche une carte/un plan

Le SHD conserve plus de cinquante mille cartes datant pour les plus anciennes du XVIe siècle. Pour une grande partie, elles proviennent d’institutions créées sous le règne de Louis XIV, comme le Dépôt de la Guerre, le Dépôt des Fortifications ou celui des cartes et plans, qui répondirent tout d’abord à la nécessité d’organiser la documentation existante pour en permettre l’exploitation, avant de devenir eux-mêmes des producteurs de mémoires, cartes, relevés, etc.

Le rôle des cartes et plans

Depuis plusieurs siècles, l’image occupe deux grandes fonctions au sein des armées : fournir ou compléter l’information nécessaire aux mouvements des troupes, à la navigation, aux missions aériennes, aux opérations, comme au choix ou à la construction d’un matériel ; garder la trace des conflits, des événements et de la vie officielle des unités pour nourrir la mémoire de l’institution comme sa communication. Les documents cartographiques conservés par le SHD sont exceptionnels tant par leur variété que par leur qualité.

 

Les différents fonds

Le fonds du Dépôt de la Guerre comprend plus de 30 000 cartes antérieures à la dissolution du dépôt en 1883. Manuscrites ou gravées, elles sont le reflet de l’activité du corps des ingénieurs géographes militaires et des officiers qui leur ont succédé. Conçu sous le Second Empire, l’Atlas historique comprend quant à lui plus de 7 000 cartes de théâtres d’opérations, plans de champs de batailles et de combats, esquisses de travaux de siège, etc. Les archives du Dépôt des Fortifications comptent aussi de nombreux plans (cf. Recherches sur un lieu). L’index général publié dans l’ouvrage Le Dépôt des fortifications et ses archives, 1660-1940 permet de trouver les documents recherchés. Pour la Marine, les cartes se trouvent principalement à Vincennes dans les collections du département de la bibliothèque et dans les ports. Il faut noter que les atlas sont à chercher dans le fonds des imprimés, et que le fonds des manuscrits recèle également des cartes en nombre pour la période allant du XVIIe siècle au XIXe siècle. La prestigieuse collection constituée par les 71 recueils en provenance du service hydrographique de la Marine comporte environ 8 000 cartes, maritimes et terrestres, manuscrites, gravées ou imprimées, datées de 1550 à 1850, et concernant toutes les contrées du monde. Un répertoire des 71 recueils est disponible en ligne sur le site du SHD. Les sites portuaires du SHD conservent aussi de nombreuses ressources iconographiques. À titre d’exemple, le SHD-Rochefort détient notamment 400 plans retraçant la construction de fort Boyard entreprise entre 1803 et 1859. Il convient de rapprocher du fonds de cartes les fonds de photographies aériennes. À côté de missions à caractère opérationnel, l’armée de l’Air a en effet effectué de nombreuses missions visant à établir une couverture photographique systématique de territoires. Ce fonds rassemble ainsi des photos aériennes du territoire français, ainsi que des ex-colonies françaises d’Afrique et d’Extrême-Orient. La photo aérienne est destinée à répondre aux besoins de la cartographie militaire et civile et du renseignement militaire. Pour qu’elle délivre toute l’information dont elle est porteuse, il appartient à l’interprétateur de la « faire parler ». Fruits de ce travail d’interprétation, les dossiers d’objectifs conservés par le SHD constituent aujourd’hui pour le géographe, l’archéologue, l’urbaniste ou l’historien du paysage une source riche d’informations sur le passé de sites autrefois considérés comme stratégiques. Enfin la cartographie militaire rend compte des paysages de guerre. À titre d’exemple, pour la Première Guerre mondiale, le SHD conserve des millions de croquis, de photographies et des milliers de canevas directeurs de tir, source particulièrement précise (cf. Recherches sur un matériel). Des fonds privés renferment des documents figurés. On citera pour mémoire le fonds Michat qui conserve une collection de près de 30 000 cartes postales sur l’armée et les militaires (1870-1970).

 

Les fonds photographiques du Centre historique des archives

Le Service historique de la Défense conserve plusieurs millions de photographies, qu’il s’agisse de plaques de verre, de films et de tirages argentiques ou de cartes postales. Les fonds photographiques proviennent des anciens services historiques, d’entrées par voie extraordinaire ou encore du secrétariat d’État aux anciens combattants. Bien au-delà de la seule histoire militaire, les photographies témoignent tout à la fois des missions du SHD et des activités privées diverses et variées.

Du secrétariat d’État aux anciens combattants
Le fonds du secrétariat aux anciens combattants se compose de trois ensembles distincts : 

  • les fonds rassemblés par le Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale en constituent la partie la plus importante en quantité mais aussi la plus singulière ;
  • divers fonds privés forment un corpus particulier, la plupart concernant la Grande Guerre ;
  • enfin, une couverture photographique des monuments aux morts en France comme à l’étranger est composée de cartes postales anciennes mais aussi de prises de vues effectuées par les photographes du service.

 

Des archives de l’armée de Terre

Elles sont constitués par les sous-séries GR 2K et GR 8M. Créée dans les années 1970 à partir de quelques dons de plaques de verre et de photographies aériennes, la sous-série GR 2K est constituée de documents photographiques issus des fonds privés ou de collections de photographies données au service historique, et qui retracent la vie de l’armée française depuis le milieu du XIXe siècle.

 

De la Marine

Les fonds photographiques de la Marine se répartissent entre Vincennes et les ports de Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon. Le thème central de ces images demeure la Marine en général, et la Marine militaire française en particulier, de la moitié du XIXe siècle aux années 1960. Cependant, la vocation ultramarine de la Marine nationale, ainsi que l’intérêt pour les voyages des bibliothèques de la Marine ont fait que ce fonds comprend aujourd’hui un certain nombre de documents uniques sur les anciennes colonies françaises (Indochine en particulier).

 

De l’armée de l’Air

De loin les plus volumineux, les fonds photographiques de l’armée de l’Air regroupent plusieurs millions de clichés provenant soit de l’armée de l’Air, soit de sources extérieures à celle-ci. Les photographies provenant de l’armée de l’Air se répartissent entre les archives de cette arme (où un à trois millions de photographies illustrent les journaux de marches et opérations, les rapports et fiches d’objectifs, les rapports de bombardements et d’accident, les projets d’infrastructures, etc.) et des fonds identifiés comme les photographies aériennes ou encore le fonds du service d’information et de relations publiques de l’armée de l’Air (SIRPA Air). Le fonds comprend aussi des documents venus de l’extérieur, grâce aux dons ou aux dépôts. Ils représentent environ 100 000 photographies, cartes postales, albums de photographies, concernant l’aéronautique militaire du début du XXe siècle à nos jours.

De la Gendarmerie

Les collections de la Gendarmerie renferment de nombreux documents figurés sur tous les sujets touchant à la Gendarmerie nationale : gendarmes en portrait ou dans l’exercice de leurs missions, vie dans les casernes, uniformes, matériel, etc. D’anciens gendarmes ou leurs familles complètent régulièrement ces collections en donnant ou en déposant pour reproduction leurs photographies, leurs archives ou leurs collections. La collection Lempereur rassemble ainsi plus d’un millier de cartes postales du début du XXe siècle représentant la Gendarmerie dans les villes et villages.

Dernière modification le 26/11/2019

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