Conditions d’accès

Archives publiques

La communication de ces archives s'effectue dans le respect des délais de communicabilité des documents fixés par la loi 79-18 du 3 janvier 1979 sur les archives et par ses décrets d'application, notamment les décrets 79-1035 du 3 décembre 1979 relatif aux archives de la défense et 79-1038 du 3 décembre 1979 relatifs à la communicabilité des documents d'archives publiques.

Ce fonds contient des documents classifiés.

Description physique

40 boîtes (5,8 ml)

Classement

La structure du classement utilisée pour ce fonds reprend le plan de classement traditionnel du CAA concernant les navires, lequel est en cours de normalisation. Pour une vision globale du plan de classement, se reporter à la table des matières en fin de volume.

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Inventaire

Archives de l'armement : Armement naval : Navires et systèmes navals : Porte-avions Clemenceau (1954-1998)

Dates

1954-1998

Présentation du contenu

Ce fonds regroupe principalement des archives techniques du porte-avions pour les années 1954 à 1998, en particulier celles du service « Électricité » du bâtiment. La majorité des documents concerne les travaux d'entretien ou d'aménagement et les essais qui les suivirent. Les archives qui composent ce fonds sont constituées en grande partie de plans.

TABLE DES SIGLES

AE : Armes-équipements

ALFAN : Amiral commandant la force d'action navale

ALPA : Amiral commandant du Pacifique

ASM : Anti-sous-marin

BSI : Bureau du service intérieur

CAA : Centre des archives de l'armement et du personnel

CEF : Centre d'entraînement de la flotte

CEM : Centre d'essais de la Méditerranée

CEP : Centre d'expérimentation du Pacifique

CLE : Commission locale d'essais

CLRA : Commission locale du règlement d'armement

COSMAR : Contrôle opérationnel des senseurs de la marine

CPE : Commission permanente d'essais

DCAN / DCN : Direction des constructions (et armes) navales

DCCAN : Direction centrale des constructions et armes navales

DISAC : Disponibilité accidentelle

GERBAM : Groupe d'études et de recherche balistique, armes et munitions

GSA : Groupe sécurité artillerie

GSS : Groupe sécurité du service

HMS : Her (ou His) Majesty's Ship

IA : Installations aviation

IPER : Indisponibilité périodique/ particulière d'entretien et de réparations

MISSART : Missiles-artillerie

OAD : Officier auto-défense

OM : Officier marinier

OMS : Officier marinier supérieur

PA : Porte-avions

PC : Poste de contrôle

PEH : Pont d'envol et hangar

PH : Porte-hélicoptères

RPA : Règlement particulier d'armement

SENIT : Système d'exploitation navale des informations tactiques

STA : Service technique aéronautique

STCAN : Service technique des constructions et armes navales

TER : Transmission-écoute-radar

Nota bene : l'abréviation « n. p. » signifie « non précisé ».

Provenance

Porte-avions Clemenceau

Organisme responsable de l'accès

Châtellerault

Évaluation

Le versement avant traitement consistait en 9,6 ml. En plus des doubles et des bordereaux de transmission, les journaux et compilations de schémas du bureau électricité ont été éliminés. Les schémas de câblage électrique et les plans de petites pièces de détail sont également voués à la destruction, une fois qu’ils n’auront plus d’utilité opérationnelle, c’est-à-dire après le complet démantèlement du bâtiment. L’ensemble des éliminations a concerné 3,8 ml d’archives.

Bibliographie

Site internet : Netmarine

Site internet : Frenchnavy

DOUSSET Francis, Les porte-avions français des origines (1911) à nos jours, Edition de la Cité, Brest-Paris, 1978.

MOULIN Jean, « Le porte-avions Clemenceau », Marines et forces navales, N°101, février-mars 2006, p. 16-33.

Historique de la conservation

Le porte-avions Clemenceau a déposé ses archives techniques auprès de l'amiral commandant la force d'action navale (ALFAN), qui était son autorité de commandement opérationnel. ALFAN a lui-même versé ces archives au service historique de la Marine (SHM) de Toulon le 11 mai 1999. Enfin, le 2 juin 1999, le SHM de Toulon a versé ces archives au centre des archives de l'armement et du personnel (CAA).

Les archives du porte-avions ont fait l'objet d'un premier traitement très sommaire, vraisemblablement effectué par l'équipage du Clemenceau lui-même. Cette opération a consisté à classer les plans par ordre croissant de numéro et à ranger le contenu de certaines boîtes de façon chronologique croissante ou décroissante apparemment au détriment de l'intégrité des dossiers. Ce ne fut pas à proprement parler un traitement archivistique.

Documents en relations

SOURCES COMPLEMENTAIRES

Guide des sources sur le Clemenceau, première partie (compilation d’inventaires –sources provenant des fonds classés et inventoriés), CAA, 2006.

Biographie et histoire

Le porte-avions Clemenceau (projet PA 54) est mis en chantier le 15 septembre 1955 à Brest, son numéro de coque est R 98. La mise à flot officielle a lieu le 21 décembre 1957. Armé pour essais le 26 septembre 1959, il entre en armement définitif le 18 mars 1960 avant d'être admis au service actif le 22 novembre 1961. Il est retiré du service actif le 25 septembre 1997 avant d'être désarmé le 1er octobre de la même année. Le 16 décembre 2002, il est condamné sous le numéro Q 790. Il est vendu pour démolition le 14 avril 2003.

Le Clemenceau est un bâtiment d'environ 238 m de long sur 30 de large. En charge complète, il peut peser jusqu'à 32 000 tonnes. Sa propulsion est assurée par six chaudières, produisant 126 000 chevaux, qui lui permettent d'avancer à une vitesse de 32 nœuds. Il est capable de franchir 7 300 milles à 18 nœuds et 3 270 milles à 31 nœuds. Son équipage, groupe aérien inclus, se compose d'environ 2 200 hommes.

Le Clemenceau est muni d'une piste oblique d'aviation incliné à 8° de 165,50 m. Il dispose de deux catapultes à vapeur de modèle BS 5, de quatre brins d'arrêts ainsi que de deux optiques d'appontage. Il accueille une quarantaine d'avions. Plusieurs flottilles se sont succédées sur le porte-avions, composées notamment d'Alizés, d'Étendards IV, de Super Étendards ou encore de Crusaders. Des hélicoptères peuvent également être embarqués pour la surveillance des opérations d'aviation ou pour des missions particulières.

L'autodéfense du porte-avions est assurée par des tourelles de 100 mm et, à partir de 1986, par des systèmes d'armes Crotale. Un système Sagaie assure la défense électronique du bâtiment.

Le porte-avions Clemenceau a participé à de nombreuses opérations durant son service actif. Il est notamment présent dans le Pacifique en 1968 pour assurer la protection de la zone pendant les essais nucléaires, lors de la mission Alfa. En 1974-1977, il contribue aux opérations Saphir I et II dans l'Océan Indien, déploiements de protection à l'occasion de l'accession à l'indépendance de la république de Djibouti. Il est mobilisé en Méditerranée orientale en 1982-1984 durant l'opération Olifant, pendant la guerre civile libanaise. En 1987-1988, avec l'opération Prométhée, il protège le trafic maritime marchand dans l'océan Indien pendant le conflit Iran-Irak, Il est présent en 1990 en mer Rouge et en mer d'Arabie dans le cadre de l'opération Salamandre, lors du conflit entre l'Irak et le Koweït. Il assure ses dernières missions en 1993-1996 en mer Adriatique, pendant la guerre yougoslave, au cours des opérations Balbuzard et Salamandre.

Au cours de sa carrière, le Clemenceau a parcouru un million de nautiques. Il a passé 3 125 jours en mer et effectué plus de 70 000 catapultages.

Le porte-avions Clemenceau a servi de modèle au porte-avions Foch (projet PA 55) qui a été mis en chantier en 1957 : tous deux sont des porte-avions dits type « Clemenceau ». De fait, les archives techniques du porte-avions Clemenceau peuvent être communes, ou renvoyer, à celles de son sister-ship et vice-versa.

Dernière modification le 04/11/2021