Les "Expériences combattantes - Parole aux Harkis" Prolongation jusqu'au 17 juillet. Ouverture exceptionnelle le 5 juillet (14h-18h).

© Service historique de la Défense
Exposition
SHD Vincennes
Service historique de la Défense, avenue de Paris, 94306 Vincennes
Du 24 février au 20 mai 2020

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Du 24 février au 20 mai 2020 le Service Historique de la Défense présente au château de Vincennes, Pavillon du Roi, une exposition gratuite intitulée "Expériences combattantes - Parole aux harkis".

À travers cette exposition, le Service historique de la Défense souhaite valoriser sa collection de témoignages oraux, issus de campagnes de collecte successives de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

Outre ces témoignages, des reproductions de documents et des photographies permettent d’illustrer l’exposition. Ils sont également des supports de compréhension aux témoignages et apportent des éléments de contexte sur les missions combattantes des harkis, leur vie au quotidien et plus généralement sur le conflit. Les prêts d’éléments visuels dynamiques issus du fonds de l’Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD) viennent illustrer les témoignages.

Cinq temps forts rythment l’exposition

-          L’engagement : raisons, entretiens et formation.

-          Les missions en tant que combattant : diversité des missions (maintien de l’ordre, patrouilles, protection des populations, prise de renseignements…), exemples d’opérations mémorables.

-          La vie au quotidien au camp et le rapport avec les autres combattants (le chef et les frères d’armes).

-          La démobilisation : aperçu des différentes situations que les harkis ont pu vivre dans les semaines suivant la démobilisation et les accords d’Evian.

-          La reconnaissance. 

 

Une immersion dans la vie de harki

Un témoignage central retraçant l’ensemble d’un parcours et illustré par un montage de photographies et de vidéos permet au visiteur de s’immerger dans la vie d’un harki de l’époque.

 

Cette exposition s’inscrit dans une démarche de valorisation de la mémoire des harkis, qui permettra à chacun d’appréhender leur engagement combattant au sein de l’armée française. Elle laisse la parole aux harkis, dont les témoignages constituent la source principale de cette présentation de leur parcours combattant, articulée autour de cinq temps forts : l’engagement, les missions, le cadre de vie, la démobilisation et enfin la reconnaissance.

 

Les harkis désignent les Algériens ou « Français musulmans » (expression de l’époque) ayant appartenu à une unité supplétive au sein de l’armée française durant la guerre d’Algérie. On estime à près de 200 000 le nombre de supplétifs durant le conflit (entre 1954 et 1962).

Le terme générique de harkis amalgame cependant plusieurs catégories de forces supplétives :

  • Les harkis, membre d’une harka (troupe mobile), constituée dans le cadre de la lutte contre les maquis de l’Armée de libération nationale (ALN)
  • Les moghaznis, membre d’un maghzen, chargés de la protection des sections administratives spécialisées (SAS)
  • Les groupes mobiles de police rurale (GMPR) devenus par la suite les groupes mobiles de sécurité (GMS), chargés de la sécurité en milieu rural
  • Les aassès, supplétifs des unités territoriales (UT)
  • Les groupes d’autodéfense (GAD), qui se consacrent à la protection d’un village, à proximité d’un poste militaire.

Engagés ou enrôlés dans le contexte des violences de la guerre d’Algérie, ces supplétifs sont liés à un ministère distinct selon les cas (ministère de l’Intérieur, ministère des Affaires algériennes ou ministère des Armées). Les supplétifs sont rémunérés comme des civils, hormis les membres des groupes d’autodéfense qui sont bénévoles.

Les harkis assurent de nombreuses missions au cours de leur engagement, notamment la participation à des opérations armées aux côtés de l’armée régulière, à la protection des populations et au soutien aux forces armées (approvisionnement, transport, construction…).

Suite à la signature des accords d’Evian, le 18 mars 1962, l’État français considère que les harkis et leurs familles, doivent rester en Algérie. Face aux représailles qui entraînent des milliers de victimes, une minorité réussit à rejoindre la France et transite bien souvent dans des camps comme Rivesaltes. Certains sont emprisonnés ou internés dans des camps de l’Algérie indépendante, tandis que d’autres se réinsèrent, tant bien que mal, dans le nouvel État algérien.

Aborder l’histoire des harkis durant la guerre d’indépendance algérienne, c’est se plonger dans la complexité de ce conflit qui a profondément marqué les sociétés française et algérienne, et dans la diversité de ses acteurs.

 

Le témoignage oral comme source

Par témoignage oral, on entend le récit par un témoin volontaire d’une vie, d’une carrière, d’une opération militaire ou de la présentation d’un métier à des fins mémorielles ou historiques, complétant ainsi les fonds d’archives publiques. Le Service historique de la Défense conserve environ 7000 heures de témoignages oraux. Ces témoignages ont été produits par les différents services d’archives du ministère au long de leur histoire ou versés par d’autres producteurs. Les témoignages présentés dans cette exposition sont ainsi issus d’une campagne de collecte de la mémoire des harkis organisée par l’ONACVG en partenariat avec le SHD, par le biais d’une convention signée en 2014. Le SHD en assure désormais la conservation et la diffusion. Dans un souci de transmission, les harkis qui ont témoigné livrent ici une partie intime de leur vie comme autant de morceaux d'histoire qui permettent de mieux comprendre cette guerre.

 

Des visites guidées sont proposée au public :

Vendredi 06/03/2020 à 14h00  

Vendredi 20/03/2020 à 14h00  

Vendredi 03/04/2020 à 14h00  

Vendredi 17/04/2020 à 14h00       

Vendredi 15/05/2020 à 14h00  

Ouverture exceptionnelle les dimanches 1er mars, 5 avril et 5 juillet (14h-18h).

Rdv dans le hall du pavillon du roi

 

Des visites supplémentaires peuvent également  être organisées pour des groupes (10 personnes minimum).

Contact : shd-vincennes-valorisation.chef.fct@intradef.gouv.fr

 

 

Dernière modification le 01/07/2020
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