Fonds d'archives

Le SHD contrôle, collectionne, classe, conserve, communique au public et valorise les archives produites par le ministère des Armées et les organismes qui en relèvent. 

Il conserve plus de 450 km linéaires d'archives. 

À Vincennes

On peut aujourd’hui consulter au SHD l’ensemble des archives conservées par les anciens services historiques d’armées jusqu’au 1er janvier 2005 et les documents versés depuis cette date, ce qui représente plus de 450 kilomètres linéaires d’archives et de documents de tous supports, publics et privés, qui reflètent l’histoire de la nation en armes et du fait militaire depuis le XVIIe siècle jusqu’aux opérations extérieures les plus récentes. Ces fonds d’archives ont été organisés au fil du temps en plusieurs cadres de classement affectant un code alphanumérique correspondant aux séries et à leurs subdivisions, les sous-séries, à des fonds rassemblés par services producteurs, par périodes chronologiques, par conflits, par aires géographiques, par modes d’entrées ou encore par typologie documentaire.

Les archives de la Guerre, de l’armée de Terre et de la Défense, correspondant à la famille de cote GR, regroupent les archives produites de la guerre de Trente Ans à nos jours par le département puis le ministère de la Guerre, par l’état-major et les unités de l’armée de Terre, par l’administration centrale et les services du ministère des Armées, par les organismes interarmées (comme l’état-major des armées) et interministériels (à l’instar du SGDSN), sans oublier l’administration militaire outre-mer, la justice militaire, le bureau Résistance et les services de renseignement. On y trouve aussi bien des archives opérationnelles (journaux de marches et opérations, notamment ceux de la Première Guerre mondiale) et politiques (de la correspondance de Napoléon aux dossiers des cabinets ministériels) que des archives administratives (registres matricules, dossiers individuels) ou techniques (fonds du Génie).

En ce qui concerne la Marine, sont conservées à Vincennes les archives dites centrales de l’institution depuis la Révolution française, que complètent les archives portuaires conservées à Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon ou encore les archives d’Ancien Régime consultables aux Archives nationales. Il s’agit de la production du ministère et de l’état-major de la Marine, des directions et services centraux ainsi que des attachés navals. On y trouvera par ailleurs les dossiers individuels des officiers de Marine et corps assimilés depuis le milieu du XVIIIe siècle ou encore les archives produites par les unités à terre ou en mer au cours des guerres et opérations du XXe siècle.

Plus récentes, les archives de l’armée de l’Air n’en sont pas moins d’une grande richesse : archives de commandement et archives opérationnelles émanant du ministère de l’Air, de ses services, de l’état-major, des bases aériennes ou des unités, archives techniques, dossiers d’objectifs ou d’accidents aériens, dossiers individuels permettent de retracer l’histoire de l’armée de l’Air depuis les prémices de la Première Guerre mondiale.

Quant aux archives de la Gendarmerie nationale, elles ont fait l’objet d’une centralisation tardive qui explique que les fonds ne soient pleinement cohérents qu’après 1940, même si l’on peut consulter des archives remontant à la seconde moitié du XIXe siècle. Classés en fonction de leur provenance, ces fonds concernent le commandement supérieur et les organismes centralisés, la gendarmerie départementale, la gendarmerie mobile, la Garde républicaine, les gendarmeries spécialisées, les écoles, les prévôtés et les autres formations et unités implantées hors du territoire français.

L’intérêt de ces archives dépasse les seules opérations et les personnels militaires. Plus largement, c’est l’histoire de la France depuis le XVIIe siècle dans ses dimensions politiques, économiques, techniques, sociales et culturelles qui y est documentée, de même que l’histoire de larges pans de sa population et de ses territoires. Signalons à cet égard que sont conservées des collections remarquables de cartes, plans et photographies aériennes qui couvrent aussi bien le territoire français que les anciennes colonies et finalement les cinq continents, depuis le XVIe siècle. Il faut mentionner enfin, à côté des archives publiques, ce que les archivistes appellent les « entrées par voie extraordinaire », c’est-à-dire les archives privées entrées par don, dépôt, legs ou acquisition, les archives iconographiques (œuvres d’arts graphiques, photographies, cartes postales, affiches) et les témoignages oraux.

 

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Last modification on 17/10/2019

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