Conditions d’accès

Librement consultable.

Conditions d'utilisation

Librement reproductible.

Description physique

283 articles représentant 36,3 mètres linéaires.

Classement

Classé par poste diplomatique (non alphabétique).

Export PDF de l'IR

Inventaire

Attachés navals, missions navales, marines étrangères

Dates

1918-1940

Présentation du contenu

Composée essentiellement de documents produits ou reçus par les attachés navals, cette sous-série très lacunaire de 283 articles représente environ 36 mètres linéaires. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, une partie des archives de la Marine pour la période 1920-1940 avait été saisie par les Nazis puis par l'Armée Rouge. Restituées à leur propriétaire, l'Etat-major de la marine, en 1999 ces archives, conservées dans le « fonds Moscou », sont actuellement en cours de classement. Une fois classées, elles devraient combler les lacunes de la sous-série MV 1BB7.

Le ministre de la Marine, Georges Leygues, donnait dans une instruction du 30 novembre 1925 une définition extensive du renseignement : tout document, tout fait, toute observation pouvant aider à la connaissance de l'ennemi et du théâtre d'opération.

Les finalités du renseignement naval étaient de deux ordres, technique et stratégique. Il devait ainsi permettre de recueillir des informations d'ordre technique sur les forces navales étrangères, leurs procédés de combat, leur matériel, leur armement et leur système de défense côtière. Si ces renseignements avaient un caractère pérenne, d'autres informations plus temporaires devaient être fournies. A cet effet, l'organisation et la mobilisation de la flotte de guerre, ses positions, donnaient des indications d'ordre stratégique.

Le deuxième bureau de l'Etat-major général avait la charge de centraliser ces renseignements. Destinataire de toutes notes ou comptes rendus, il orientait la prospection dans certaines directions, selon des besoins que définissait l'Etat-major général. C'est là un premier domaine d'activité centré autour de la recherche et la collecte d'informations sur les pays et les marines étrangères. Le 2e bureau disposait, en dehors des informations qu'il recueillait directement de Paris, de trois sources majeures de renseignements : l'attaché naval, les postes SR (service de renseignement) et les forces maritimes. La sous-série MV 1BB7 conserve essentiellement les archives des attachés navals, complétées par des documents des consulats et ambassades étrangères à Paris.

L'attaché naval était soumis à une double tutelle, celle du ministère de la marine via le 2e bureau de l'Etat-major général, et celle du ministère des Affaires étrangères via l'ambassadeur de France.

"Attaché naval près l'ambassade de France", il devait, en tant que membre de la mission diplomatique, obtenir une accréditation auprès du pays hôte. Tel un diplomate, il était donc attaché auprès d'un pays ou pouvait bénéficier d'accréditations multiples ; dans ce cas, on distingue les postes résidents des postes non-résidents. Cette démarche lui conférait l'immunité diplomatique et toute autorité nécessaire pour mener à bien sa double mission d'agent de liaison entre la marine française et la marine étrangère et de conseiller naval auprès de l'ambassadeur de la France. En qualité d'expert militaire, il conseillait le chef de la mission diplomatique : c'est une fonction technique. Accrédité dans un pays, il représentait la marine française, informait les autorités navales étrangères et devait aussi se renseigner sur leurs activités pour le compte de l'Etat-major général de la marine.

Il tirait de sa position diplomatique des avantages lui permettant d'obtenir des renseignements sur les forces navales des pays auprès desquels il était attaché. Par ses contacts avec les autorités locales, il s'informait sur les activités et structures de la marine tout en fournissant des informations similaires au pays d'accueil. Ses contacts étaient réguliers, lors de rendez-vous de travail, de réunions mondaines, de visites sur sites et de voyages. Ainsi, pour renseigner l'Etat-major général de la Marine disposait-il de tous les moyens licites, car il ne devait jamais compromettre sa position diplomatique. “Le caractère diplomatique des attachés militaires et navals leur impose une correction absolue dans les procédés qu'ils emploient pour se renseigner. Toute investigation clandestine, toute connivence dans les pratiques d'espionnage leur est interdite.”

C'est pour ces raisons que l'on dit que l'attaché naval était en charge du renseignement ouvert.

Documents en relations

Sous-série MV 1BB : archives des services généraux (1920-1939) :

- MV 1BB2 1-258 : correspondance au départ des différents bureaux de l'Etat-major général (1919-1942).

- MV 1BB3 1-221 : correspondance reçue en provenance des ministères, des préfets maritimes et commandants de la marine, des secteurs de défenses, des particuliers. (1920-1942).

- MV 1 BB4 1-92 : forces navales françaises (1920-1939).

- MV 1 BB8 1-319 : administration centrale (1920-1940).

- MV 1 BB9 1-307 : télégrammes arrivées et départs (1918-1939).

Les archives classées dans le « fonds Moscou » viennent également compléter les lacunes de la sous-série MV 1BB7.

Dernière modification le 22/11/2019