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Librement reproductible pour un usage privé

Description physique

12 mètres linéaires, 536 articles

Classement

L’instrument de recherche comprend les onze parties et sous-parties suivantes :

- Correspondance : relations avec d’autres chercheurs et érudits bretons ; correspondance privée

- Production écrite de Charles Laurent : monographies ; articles publiés dans des revues ; autres textes (non publiés, discours, conférences)

- Edition d’ouvrage rares ou inédits : Etudes archéologiques et géographiques (Baron Bachelot de La Pylaie) ; Breiz Izel ou la vie des bretons de l’Armorique (texte Alexandre Bouët, dessins Olivier Perrin) ; Le Finistère monumental tome 2 : Brest et sa région

- Sociétés savantes – Associations : Académie de Marine ; Bleun-Brug ; Emgléo Breiz ; Société archéologique du Finistère ; associations de Bretons ; autres associations : sociétés secrètes

- Religion : messages de l’évêque de Quimper et de Léon ; histoire religieuse ; cantiques, prières, catéchisme ; pèlerinages, manifestations religieuses ; histoire sainte, hagiographie ; vie chrétienne ; paroisses de Bretagne ; édifices et monuments religieux

- Civilisation et culture bretonne : étude et défense de la langue bretonne ; défense du patrimoine et protection de la nature ; vie politique ; littérature (pièces de théâtre, poésie) ; revues et livres bretons ; beaux-arts et artisanat ; folklore et traditions ; chansons bretonnes ; costumes bretons

- Archéologie – Histoire – Féodalité – Généalogie

- Bretagne : géographie ; activités humaines ; tourisme

- Autres centres d’intérêt : civilisation et populations étrangères ; sciences ; sciences humaines

- Archives recueillies par Charles Laurent : fonds Joseph Ollivier ; autres fonds d’archives

- Autres documents dont un petit dossier de papiers personnels

Autres instruments de recherche

Service historique de la défense. Département Nord-ouest de Brest :

 - Fonds Laurent (monographies et périodiques)

 - Fonds Levot

 - Sous-série 1 F : Hôpital maritime de Brest (1930-1969)

 - Sous-série 6 M : Registres matricules d’officiers et personnels assimilés (matricule de Charles Laurent : 6 M 63)

 - Le journal d’Arsène Boussin : 1944-1948, étude historique par David Rivoallan (2014)

Archives départementales des Côtes d’Armor : fonds René Couffon : 29 J ; fonds Frottier de La Messelière (1876-1965) : 60 J ; fonds Colonel Huerre : 79 J

Archives du Finistère : fonds Armand Corre : 12 J ; fonds Louis Le Guennec : 34 J ; fonds Louis Dujardin : 39 J ; fonds Jaffrennou-Taldir : 44 J ; fonds Charles Chassé : 97 J ; fonds Daniel Bernard : 110 J ; fonds Gaston Esnault : 111 J ; fonds Louis Ogès : 126 J ; fonds Atelier Le Minor de Pont-Labbé : 148 J ; fonds Georges-Michel Thomas : 152 J ; fonds Daniel Bernard : 180 J ; fonds Francis Gourvil : 204 J ; fonds Adolphe Le Goaziou : 219 J

Archives départementales d’Ille-et-Vilaine : fonds Barthélémy Pocquet du Haut Jussé : 10 J ; fonds René Couffon : 24 J ; fonds Jean Malo-Renault : 80 J

Archives départementales du Morbihan : famille Galles (imprimeurs à Vannes) : 2 J ; cantiques : non coté

Archives municipales de Landerneau : fonds Jehan Bazin : 4 S

Archives municipales de Quimper : fonds Louis Le Guennec : 20 Fi

Bibliothèque municipale de Rennes : manuscrits de Joseph Ollivier : Ms 901-1007

Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) : fonds François Falc’hun (1909-1991) ; fonds Abbé Pierre Batany (1888-1955) ; fonds Daniel Bernard (1883-1971) ; fonds Fanch Gourvil (1889-1984) ; fonds Armand Keravel (1910-1999) ; fonds Pierre Laurent (1904-2002) ; fonds Yves Le Gallo (1920-2002) ; fonds Auguste Dizerbo

Institut Pasteur à Paris : fonds Armand Corre (1841-1908) : FR AIP COR

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Inventaire

Fonds du médecin général Charles Laurent

Dates

1673

Dates

1986

Présentation du contenu

Ce fonds privé contient une importante correspondance avec d’autres chercheurs et érudits bretons, des éditeurs ou des étudiants. Les monographies et articles de Charles Laurent sur le costume breton, des études biographiques, le vieux Brest ou l’histoire locale, lui ont permis de collecter de nombreux documents dont des photographies et plaques de verres sur les costumes et les coiffes. Les brouillons, les différentes versions de sa production ont été conservés.

Sa participation active à la réédition d’ouvrages rares et inédits y occupe une large place. On peut suivre pas à pas les années de recherches, prises de contact et écueils rencontrés lors des rééditions d’ouvrages qu’il tenait à faire connaître.

 Charles Laurent était un érudit curieux de tout ce qui concernait la Bretagne et la culture bretonne. Ayant appris le breton seul à l’âge adulte, une partie importante du fonds est consacrée à l’étude et à la défense de la langue bretonne ainsi qu’à la recherche de revues et livres bretons comme en témoigne sa correspondance avec de nombreux collectionneurs et chercheurs de tous bords politiques. Reflétant son intérêt pour la culture et la civilisation bretonne dans son ensemble, on peut y trouver de nombreuses brochures sur la Bretagne sous tous ses aspects. Ses sujets de prédilection lui ont permis de constituer une remarquable collection de chansons, poésies ou pièces de théâtre en breton, inventoriée pièce à pièce.

Une partie non négligeable est consacrée à la religion (histoire religieuse, hagiographies, cantiques et prières, édifices et monuments religieux). D’autres centres d’intérêt comme la généalogie, la noblesse, ou la ville de Brest ont fait l’objet d’une importante correspondance et de collecte de nombreux documents (brochures, coupures de presse, prospectus). Charles Laurent possédait également d’autres archives privées (Joseph Ollivier, Brousmiche, Chedeville, docteur Armand Corre, Arsène Boussin) ainsi que quelques manuscrits et parchemins.

Les nombreux contacts qu’il a noués au cours de son existence de chercheur rendent sa correspondance très vivante et tissent des ramifications dans tous les domaines de ses recherches. Minutieusement conservées, les annotations, les petites notes sur feuilles volantes sur la quasi-totalité des documents collectés fournissent des renseignements précieux sur leur provenance et renvoient à d’autres documents ou correspondances.

Ce fonds très varié dans lequel se croisent la religion, l’archéologie, la préhistoire, l’histoire régionale, la Bretagne économique et touristique, la généalogie, la noblesse ou  la féodalité constitue une base de données indispensable  pour tout chercheur passionné de culture bretonne.

Langues des documents

Français 

Anglais

Breton

Provenance

Charles Laurent (1902-1988).

Né à Brest le 18 octobre 1902, Charles Laurent est issu d’une famille aux solides attaches brestoises, et dont les liens avec la Marine, avec un aïeul commissaire de la Marine et un père médecin de marine, faisaient déjà figure de tradition. C’est donc assez naturellement, qu’après avoir été reçu bachelier à l’âge de 16 ans, Charles Laurent entame à l’Ecole annexe de médecine navale de Brest des études de médecine qu’il poursuit à l’Ecole de santé navale de Bordeaux. Lorsqu’il les achève, en 1924, il est alors le benjamin des médecins de France.

De retour à Brest en 1926, il enseigne durant trois années l’anatomie à l’hôpital maritime, en même temps qu’il se forme à la chirurgie, qu’il exercera ensuite à bord des bâtiments tels que le Lynx, la Sainte-Jeanne-d’Arc (navire hôpital chargé de l’assistance aux pêches sur les bancs de Terre-Neuve). Il est médecin-adjoint et chirurgien sur le croiseur-école Jeanne-d’Arc lors de la campagne 1935-1936. En 1936, il embarque en tant que médecin major et chirurgien de l’escadre de l’Atlantique sur les cuirassés Bretagne puis Lorraine. Entre-temps, de 1931 à 1935, il avait été affecté à Lorient en tant que responsable de l’hôpital de la marine de Port-Louis et chef du service de chirurgie de l’hôpital maritime. En octobre 1938, il est désigné pour remplir les mêmes fonctions à l’hôpital maritime de Sidi-Abdallah à Ferryville, en Tunisie, où il passe toute la durée de la seconde guerre mondiale. Nommé chef du service de chirurgie de l’hôpital maritime de Brest en 1945, c’est une ville en ruines qu’il retrouve avec émotion. En 1948, il est nommé à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon comme professeur titulaire de la chaire de chirurgie navale, puis médecin-chef de l’établissement. Promu médecin général en 1957, il devient successivement directeur du service de santé de Bizerte, Cherbourg et enfin, Brest. En 1962, il est admis en deuxième section, après 42 ans d’une carrière honorée de nombreuses décorations, puisqu’il fut notamment commandeur de la légion d’honneur, officier des palmes académiques, chevalier du mérite maritime et chevalier de la santé publique.

Après sa retraite, le médecin laisse toute sa place à l’érudit : libéré de ses obligations professionnelles, Charles Laurent peut donner libre cours à une curiosité et à un goût pour l’histoire qu’il avait manifesté dans sa jeunesse. Ses travaux le portent dans trois directions complémentaires : l’histoire familiale, le vieux Brest, la Bretagne. Savant reconnu, il était membre de la Société Archéologique du Finistère depuis 1920 et en fut président honoraire ; il fut également vice-président de la Société d’Etudes de Brest et du Léon, président du Bleun-Brug (mouvement catholique culturel breton), et membre correspondant de l’Académie de marine en 1969. il était de surcroît un bibliophile averti et, tout au long de sa vie, a patiemment constitué une bibliothèque d’une grande valeur scientifique, que ses héritiers ont souhaité confier au service historique de la marine.

Organisme responsable de l'accès

Service historique de la Défense

Accroissements

Fonds clos

Historique de la conservation

Une partie du fonds Laurent a été classé en série S sous la cote 1 S 10. Il s’agit de la correspondance illustrée de nombreux dessins de l’Enseigne de vaisseau Lucien Chédeville (5 décembre 1872-3 juillet 1887). Lucien Alexandre Hyacinthe Chédeville est né à Paris (4e arrondissement) le 13 décembre 1865. Elève sur le Borda dès le 1er octobre 1880, il devint aspirant 1ère classe le 2 octobre 1883. Le 2 octobre 1885 il fut élevé au grade d’enseigne de vaisseau mais il mourut le 2 décembre 1887 d’une attaque de fièvre typhoïde. Sa vie militaire fut donc courte, mais néanmoins active car sur sept ans de service, il passa six ans et demi à la mer

Dernière modification le 11/03/2022