Ministère de la défense

Le SHD, centre d’archives

 

 

Le SHD est l'un des trois services d'archives de l'Etat. Il contrôle, collecte, classe, conserve, communique au public et valorise les archives produites par le ministère de la défense et les organismes qui en relèvent. Il conserve plus de 300 km linéaires d’archives.

Une tradition ancienne de collecte et de conservation


Portrait de Louis de PontchartrainC'est au cours du 17ème siècle que l'administration des départements ministériels de la Guerre et de la Marine se met en place, et avec elle, des dépôts chargés d'en recueillir et conserver les archives. Les dépôts de la Guerre et de la Marine voient ainsi respectivement le jour en 1688 et 1699, à l'instigation des secrétaires d'Etat Louvois et Pontchartrain.

La Révolution française, tout en créant les Archives nationales, avait reconnu l'autonomie des services d'archives de la Guerre et de la Marine. La loi du 3 janvier 1979 et ses décrets d'application, dont les dispositions s'étendent à l'ensemble des archives en France, confie la presque totalité des archives publiques à la direction des archives de France du ministère de la culture, à l'exception de celles émanant du ministère de la défense et du ministère des affaires étrangères.

Rayonnages d'archives

Héritiers directs de ces premiers dépôts, le service historique de l'armée de terre et celui de la marine naissent en 1919, augmentés bientôt du service historique de l'armée de l'air, créé en 1934, et, plus tardivement, du service historique de la gendarmerie nationale, né en 1995. Créé à Châtellerault en 1970, le centre des archives de l'armement et du personnel, a quant à lui reçu la charge des archives de la délégation générale pour l'armement ainsi que des dossiers du personnel civil employé par le ministère de la défense. En 2005, ces organismes sont fusionnés au sein du service historique de la défense.

 

Le SHD, acteur majeur de l’archivage au sein du ministère de la défense


 

Traitement des archivesLe SHD est également chargé du contrôle scientifique et technique des archives courantes (documents encore utilisées par les administrations dans le cadre de leurs activités) et de la collecte des archives produites par les armées, l'état-major des armées, les grands services du ministère de la défense, la délégation générale pour l'armement (DGA), le secrétariat général pour l'administration (SGA), ainsi que par des services extérieurs au ministère comme le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) rattaché au Premier ministre. Il est l’acteur majeur de la modernisation de la fonction archives, pilotée au sein du ministère de la défense par la direction de la mémoire du patrimoine et des archives, pour le compte de laquelle il met en place une politique de gestion de l'archivage (Records Management) et pilote la mise en place de l’archivage électronique, notamment sur les théâtres d’opérations.

Un centre d’archives au service du citoyen



En organisant et contrôlant l’archivage au sein du ministère de la défense, le SHD :

 

- garantit la fiabilité et la conservation des données qui fondent les droits (droits à pension, à décoration, etc.) des personnels militaires ou civils du ministère de la défense, des anciens combattants ou des victimes des conflits contemporains ;

- concourt à la transparence administrative et facilite la réutilisation des données publiques ;

- assure la conservation et la consultation des ressources documentaires indispensables à l’histoire collective ou individuelle.

En savoir plus


 

Les fonds d'archives.

La modernisation de la fonction « archives » en France (site du ministère du budget).

Le Records Management (site de l'association des archivistes français).

La transparence administrative (portail vie-publique de la Documentation française).

Michel Roucaud, « Le Service historique de la Défense, un acteur essentiel de la politique de revendication des archives mise en place par le ministère depuis 2009 », Revue historique des armées, 261 | 2010, [En ligne].

 

 

Mise à jour : janvier 2011.